Arts
Chemin, base, racines, sol… Où la vie défile. Chemin parcouru. Évolution… Trottoir pavé de pierres Portugaises, héritage lusitain. Attaches, chaîne, maillon… ancre de la mémoire individuelle et collective de l’image de Rio. Graphisme à chaque fois exploité davantage comme un bien culturel immatériel, une référence, une patrimonialisation de la ville. L’identification à ce graphisme est l’origine mais aussi le fruit d’un sentiment d’appartenance à Rio.
Le graphisme du Calçadão du Ipanema a été créé en 1965 par l’Architecte et Urbaniste Renato Primavera Marinho (RPM), à la demande du Maire de la « Cidade Maravilhosa », comme une réponse brésilienne au graphisme très connu de Copacabana. Celui-ci a été conçu pour la Place du Rossio à Lisbonne et représente la rencontre des eaux du Taje avec celles de l’Atlantique. Ces pavés, si souvent foulés, sont les témoins du temps qui coule, comme une mémoire des pas.
À partir du noir et blanc des pavés originels les couleurs vives et contrastantes se sont progressivement installées. Par ailleurs, les couleurs se sont parfois doucement effacées pour former un camaïeu de blancs, les interstices devenant presque aussi importants que les pierres elles-mêmes.
Acryliques sur toile de 210 cm x 110 cm










Faites de terre, d’argile, de sol. Tournées, brulées, voire émaillées. Pour faire un récipient qui garde fraiche l’eau à boire. Faites de morceaux de ce sol si présent dans tout mon travail. Fractionné, multiplié, désassemblé. Le point de départ fût ma participation à un projet d’un collectif d’artistes amis depuis plus de 30 ans : la décoration des petites moringas réalisées par Newton Mello Jr, céramiste Carioca.
Acryliques sur toile










Pendant l’année de la France au Brésil (2009) j’ai préparé une série de petites peintures très graphiques avec différentes représentations de la statue du Christ Rédempteur. La multiplicité renforce la notion d’icône culturelle, en faisant un des symboles de Rio de Janeiro. Diverses techniques ont été utilisées comme l’acrylique, le collage, les tampons et le dessin dans une écriture ludique, festive, graphiquement Pop.
Acryliques sur toilet paper







Tenho em mim todos os chãos do meu mundo
Tenho em mim todos os sonhos do mundo. (Fernando Pessoa)
Tenho em mim todos os chãos do meu mundo
Tenho em mim todos os sonhos do meu chão
Les morceaux du Calçadão s’immisçant entre les images des sols parcourus
Chãos de Lisboa
Collages format A3
Une multitude de petits visages. Éphémères. En travaillant la terre pour faire des bols ils sont apparus, comme des petits clins d’œil. Comme un appel. Ou un sentiment qui voulait se manifester. Le temps d’une photo elles ont existé. La terre retravaillée, un autre visage ou peut-être un bol en sont sortis. La multitude de photos est témoin de cette éphémère existence. Quelques visages sont légèrement modifiés, ils durent quelques photos puis laissent la place à d’autres. Plaisant sentiment de la non-contrainte, de savoir que c’est comme ça, éphémère. Sans l’obligation de résultat, quelques visages par jour, selon la terre travaillée… Mais avec un petit point d’attache. Une petite éternité.
































































